top of page
Rechercher

J'ai peur de parler en public : l’hypnothérapie pour comprendre les croyances limitantes

Rien de mieux qu'une petite histoire pour raconter et imager les problématiques qui peuvent être abordées en hypnose...





CHAPITRE 1 : L'enfant qui avait mal récité sa poésie...


Souvent, des expériences passées laissent des traces dans notre mental et dans notre corps. Cela crée des pensées, des réactions, des émotions qui nous submergent et qui peuvent devenir bloquantes au quotidien. L'hypnose s'avère utile pour transmuter cet espace intérieur bloquant en un espace plus apaisé.


"Il était une fois un enfant qui devait réciter par coeur une poésie de Jacques Prévert devant toute la classe. Il commence à réciter le texte mais tout à coup, sans rien voir venir, le voilà qui bute sur un mot. Il bégaie et puis... grand trou noir. Il perd la mémoire. Plus un mot ne lui vient à l'esprit. Il commence à avoir très chaud, ses mains deviennent moites, sa gorge sèche, sa voix ne sort plus. En face de lui, comme au ralenti, il y a des camarades de classe qui explosent de rire. A ce moment précis, il se sent noyé dans un plein d'émotion, de la colère vis à vis de la classe, de la peur vis à vis de la mauvaise note qui s'annonce sur le bulletin, et puis celle de la tristesse vis à vis de lui-même. Mais bien sur il n'a aucune conscience de toute cette vague d'émotion qui déferle en lui à cet instant. Il ne fait que la subir.


Il ne pense qu'à la cacher.


Car ça n'est absolument pas le moment pour les montrer, ces émotions. Il s'empêche donc de crier la Colère, il s’empêche d'exprimer la Peur, il s’empêche de pleurer la Tristesse. Il s'empêche de libérer tout. Quand tout à coup, quelque chose en lui prend le contrôle pour le protéger de ce trop plein d'émotion.


Question de survie...


La maîtresse demande à la classe de se taire, et invite l’enfant à retourner à sa place. Mais une fois assis sur sa chaise, le calvaire n’est pas fini. L’enfant devient totalement absorbé par une petite voix interne qui lui parle très fort dans sa tête et lui exprime des mots qui ne sont pas très encourageants. «Tu ne sais pas parler devant la classe, tu es nul/ Et même quand tu travailles dur ta mémoire te joue des tours, tu ne peux pas te faire confiance/ Fais toi petit et exprime toi le moins possible, au moins on ne se moquera plus de toi/ Et puis regarde, tu as bien coupé tes émotions et grâce à cela tu es toujours vivant assis sur ta chaise».


Des heures, des jours passent, et les mêmes blagues, les même commentaires moqueurs, que l'enfant perçoit comme extrêmement humiliants, continuent de l'assaillir. Alors cette petite voix interne se fait de plus en plus familière et lui répète ces mêmes phrases inlassablement, au point qu’un jour, une autre chose en lui décide de les intégrer définitivement dans ses réflexes comportementaux. Afin d'être sûre de ne plus jamais revivre une nouvelle fois cette scène.

À ce moment là, cette chose télécharge comme une nouvelle application de protection mentale afin de lui éviter toute potentielle scène d’humiliation.


Puis l’enfant grandit, et cette application protection est toujours présente dans son esprit, et à un niveau de plus en plus automatique, de plus en plus inconscient, elle lui rappelle régulièrement : « Tu dois parler en public, tu sais ce que ça signifie… c’est l’échec et ça fait mal ».

Et puis l’adolescent devient adulte, un jour il accepte un poste dans une boîte qui lui demande régulièrement de rendre des comptes en meeting devant tout les collègues. Et là, cette petite voix intérieure devient sérieusement handicapante…"


FIN




Quand la petite voix interne se transforme en croyance limitante…


Nous avons tous vécu cette période plus ou moins ingrate de l’enfance. Durant cette période là, l’enfant que nous sommes est incapable de prendre du recul sur les situations qu’il vit au quotidien, tout simplement parce que tout est nouveau, tout est « une première fois ». L’enfant est en constante phase de découverte, d’apprentissage sur lui-même.


Durant l’enfance, chaque expérience est vécue dans un état d’Être qui est brut et total, sans filtre, et les émotions du corps s’imprègnent très profondément dans toute notre jeune structure interne émotionnelle, et tellement fortement que cette petite voix interne que nous connaissons tous très bien, connu aussi sous le nom de « voix du mental », finissent par devenir ces parts inconscientes qui téléchargent régulièrement de nouvelles croyances afin de nous protéger d’une prochaine mésaventure « Tu as expérimenté que parler en public peut être très humiliant. Alors dorénavant évite de parler en public si tu veux être tranquille et heureux».


Souvent, ces comportements se mettent d’eux-même « à jour ». Une autre expérience, un autre apprentissage se fait et le comportement évolue positivement. Parfois, ces comportements persistent et tyrannisent. En développement personnel, nous parlons de croyance limitante. Ce qui est compliqué avec ces croyances limitantes, c’est qu’elles finissent par être tellement présentes dans notre mental que nous finissons par les considérer comme partie intégrante de notre Identité. Elles ne sont plus associées à un comportement qui peut venir et repartir selon l’évolution naturelle de notre Être. Ces croyances limitantes dessinent dorénavant notre personnalité. Et l’on finit par oublier qu’elles n’ont été qu’un apprentissage ponctuel, normalement limité à un contexte bien précis dans notre vie.


Autant dire plus simplement : tous, nous ne regardons notre passé, notre présent, et notre futur qu’à travers le filtre de toutes nos croyances...

Et qu’est-ce une croyance si ce n’est une expérience vécue intensément et à laquelle nous avons donné du sens, ni plus ni moins ?


L'hypnose pour stopper les croyances limitantes


Sous hypnose, l’adulte va donc pouvoir retourner voir toute ces scènes de vie traumatisantes et bien verrouillées par le mental. Il va pouvoir les observer et les revivre au travers de son regard d’adulte, avec toutes ses ressources actuelles et tout le recul qu’il peut dorénavant apporter dans ces expériences du passé. Souvent, l’enfant intérieur, l’adolescent intérieur a juste besoin d’être rassuré, d’avoir enfin la possibilité de pardonner à une situation, à une phrase, à une personne…parfois, c’est aussi une boucle d’émotion qui a été trop longtemps bloquée à un moment donné dans les muscles : la gorge, le ventre, le dos, et qui nécessite d’être enfin exprimée et libérée.


Bonne nouvelle : nous avons aussi la capacité d'ancrer des tas de ressource très heureuses pour notre bonheur !!


Durant l’enfance, nous développons aussi des croyance aidantes ! Au fait, c’est exactement le même processus d’apprentissage que pour nos croyances limitantes, exceptées qu’elles prennent naissance au travers d´expériences intensément positives et joyeuses !


Alors, fermez les yeux maintenant, et demandez-vous qu’elles sont vos plus grandes croyances limitantes et vos meilleures croyances aidantes ?

Comments


bottom of page